En bref
- Pour la dernière nuit des « 5 nuits de FFRissons », FFR Community revient sur The Midnight Walk, aventure d’horreur développée par MoonHood.
- Vous incarnez le Brûleur de Lune et guidez Petit Pot, une petite créature, à travers un monde sombre modelé en argile.
- La lumière est au cœur de l’expérience, entre exploration, furtivité et énigmes.
- Sa direction artistique artisanale à la Tim Burton et son ambiance de conte macabre en font une oeuvre très touchante.
- Un gameplay simple et une aventure assez courte pourront en décevoir certains.
Cinq jours, cinq jeux, cinq façons de frissonner. Pour cette dernière semaine d’octobre, FFR Community lance Les 5 nuits de FFRissons, un rendez-vous spécial Halloween qui mettra chaque jour à l’honneur un jeu d’horreur. Au programme : des découvertes, des critiques et quelques retours sur des titres qui mériteraient peut-être plus de reconnaissance. Parce qu’au-delà des grands classiques du genre, certains cauchemars méritent tout de même de (re)venir nous hanter.
Pour cette dernière nuit de FFRissons, place à The Midnight Walk, aventure d’horreur développée par MoonHood et éditée par Fast Travel Games. Le jeu est sorti le 8 mai 2025 sur PlayStation 5 (avec compatibilité PlayStation VR2), PC et Nintendo Switch 2.
Un conte d’argile épouvantable
Vous incarnez le Brûleur de Lune, un voyageur qui s’éveille dans un monde sombre et déformé, peuplé de créatures inquiétantes. Les paysages semblent tout droit sortis d’un film de Tim Burton : personnages en argile, étoffes travaillées et décors aux textures palpables donnent à chaque lieu un aspect étrange et presque vivant.

Le jeu laisse planer mystères et doutes tout au long de notre parcours. On avance de scène en scène, porté par les rencontres et les parts d’ombre de ce monde, sans toujours savoir ce qui nous attend au prochain détour. The Midnight Walk nous offre ainsi une expérience au-delà du simple aspect vidéoludique.
Une lanterne, deux voyageurs
Au fil de son périple, le Brûleur de Lune rencontre Petit pot, une petite créature aux premiers abords craintive et singulière qui devient finalement un compagnon de route rempli de vie. Petit pot apporte au voyage une présence rassurante, et ce sera bien la seule.

Cette relation donne au jeu une douceur inattendue. On ne traverse plus seulement les ténèbres pour atteindre la prochaine étape. On veille aussi sur son compagnon. Lorsque des monstres surgissent, la peur prend une autre dimension. Il ne s’agit pas uniquement de se protéger, mais de continuer à avancer ensemble.
La peur à la lumière d’une flamme
La lumière est au cœur de l’aventure. Elle éclaire le chemin, aide à mieux lire les décors et repousse certaines menaces. Mais elle ne dissipe pas toute l’inquiétude. Les ombres restent épaisses, et chaque espace inconnu invite à la prudence.

Exploration, énigmes et furtivité composent une progression accessible, davantage tournée vers le conte que vers le survival horror traditionnel. On observe, on cherche son chemin et l’on évite parfois le danger plutôt que de l’affronter. La tension vient moins d’une difficulté écrasante que de cette impression persistante qu’une présence peut surgir à tout moment.
Une beauté façonnée à la main
La direction artistique est la grande force de The Midnight Walk. Les personnages évoquent des figurines d’argile et les décors, des maquettes minutieusement assemblées. Ce choix donne au jeu une identité immédiatement reconnaissable, entre poésie artisanale et malaise.
Le son prolonge cette atmosphère sans la surcharger. La musique reste discrète, tandis que les bruits du monde donnent du relief aux lieux traversés. L’ensemble compose une aventure qui sait être inquiétante sans renoncer à la tendresse.

Le jeu reste toutefois assez court, et ses mécaniques demeurent simples. Certains passages peuvent donner une impression de répétition. Celles et ceux qui recherchent une horreur intense, des combats exigeants ou une grande profondeur de gameplay risquent donc de rester sur leur faim.
The Midnight Walk privilégie l’atmosphère, l’émotion et la découverte à la complexité. Ce parti pris fait sa singularité, mais ne conviendra pas à tout le monde. Sa force tient moins à la variété de ses défis qu’au monde qu’il parvient à faire exister autour de nous.

Une nuit à parcourir à deux
The Midnight Walk ne cherche pas à terrifier à chaque instant. Il préfère vous entraîner dans un conte nocturne où la peur côtoie la tendresse, et où la lumière d’une lanterne suffit parfois à donner le courage d’avancer.

Pour cette ultime nuit de FFRissons, le jeu a su nous prendre dans son univers, et c’est la raison pour laquelle nous l’avons sélectionné pour cette dernière soirée. La promenade est courte et le gameplay plutôt simple, mais son univers fait main et son duo attachant laissent une impression singulière. Au bout du chemin, vous pourriez bien créer une amitié sincère autour de cette obscurité envahissante.
Où jouer à The Midnight Walk ?
Le jeu est disponible en téléchargement sur le PlayStation Store pour PlayStation 5, sur le Nintendo e-Shop pour la Switch 2 et sur Steam pour PC. La version PlayStation 5 est compatible avec PlayStation VR2, et la version PC prend en charge les casques VR pour une aventure toujours plus prenante et immersive.
Quelques vidéos du jeu The Midnight Walk
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